Un peu d’histoire
Si certains chercheurs font remonter les racines de la morale laïque à Aristote et aux sophistes du siècle de Périclès, tels Protagoras d'Abdère, Pyrrhon ou Arcésilas, le concept de laïcité tel que nous le connaissons aujourd'hui trouve son origine chez les philosophes des Lumières (Diderot, d'Holbach, Montesquieu, Voltaire ...). Au-delà de son engagement en faveur d'une séparation des Eglises et de l'Etat et pour des services publics impartiaux, le mouvement laïque s'est investi, depuis, dans la conquête des droits sociaux (suffrage universel, école publique gratuite et obligatoire, sécurité sociale, droit au logement) et celle des droits individuels (planning familial, IVG, droit de mourir dans la dignité, bioéthique).
En Belgique, la laïcité et plus spécifiquement la coupole CAL existe depuis 1969. Elle est née du rassemblement d'une série d'associations afin de répondre au besoin, pour notre société, de disposer d'un organisme représentatif de la "communauté non-confessionnelle". C'est-à-dire, l'ensemble des citoyens qui estiment que l'Etat doit être impartial et que les croyances, religions et options philosophiques sont du seul ressort de la sphère privée.
L’institution se structure et œuvre à sa reconnaissance dans la Constitution Belge, acquise en 1993. Le CAL se base sur des entités territoriales, globalement calquées sur la répartition des provinces belges, avec une particularité en Hainaut : deux régionales se partagent les parties orientales et occidentales. Soit deux régionales pour une seule province. Chaque régionale Bruxelles-Laïque, le CAL Liège, le CAL Brabant Wallon, le CAL Luxembourg, le CAL Charleroi et Picardie Laïque, fédère une série d’associations locales, généralement présentes dans les villes et villages.

