Peut-on se préoccuper des droits fondamentaux sans se pencher sur les problèmes vécus par les plus précarisés de notre société: les pauvres? Oser nommer, c’est déjà reconnaître. Histoire de ne pas tomber dans la « pauvrophobie », néologisme chaque fois plus employé pour désigner le mépris que nos sociétés envers les personnes les moins bien loties.

La solidarité, nous sommes nombreux à l’ériger en priorité. Toutefois, la spécificité des actions laïques est l’accompagnement « avec » et non « pour » ou « à la place de ». La dignité humaine est fondamentale et s’accompagne idéalement d’un travail d’émancipation.

 

En voici quelques illustrations:

– Un toit pour moi

À côté du travail, le logement constitue une autre pierre d’achoppement pour sortir de la précarité. Et à ce titre, l’Étape, un abri de jour créé en 2010 par Picardie Laïque, en collaboration avec la Ville, le CPAS et le relais social urbain de La Louvière, entend favoriser le (re)tissage de liens sociaux. Comment? De par sa spécificité: celui d’un espace de vie communautaire (capable d’accueillir 12 personnes) dédié aux citoyens socio-économiquement défavorisés. L’accueil des personnes sans domicile fixe ou sans papiers s’y déroule sans condition et selon une durée indéterminée. S’y ajoute un suivi personnalisé, en fonction des problèmes rencontrés par chacun.e

À (re)découvrir: Florian, 18 ans, sans abri – Itinéraire d’un pauvre
– Un lit pour la nuit

Cet abri de jour coexiste avec celui de nuit, Le Tremplin. Ici, la mission très spécifique est d’assurer un accueil inconditionnel à toute personne qui se trouve sans toit, pour la nuit. Une réponse rapide et conrète quand l’urgence frappe et qu’il faut un toit au-dessus de sa tête pour la nuit. Tournai entre aussi dans la danse de ce type d’aide d’urgence, avec son logis, le Brasero, lieu d’accueil durant le plan « grand froid », du 1erau 31 mars.

 

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