Picardie Laïque
Picardie Laïque A.S.B.L.
Rue de la Grande Triperie, 44
7000 Mons
Email: picardie.laique@laicite.net
Tél: +32 65 31 64 19
Fax: +32 65 31 72 72
Date de publication : mer 3 Déc 2025
Votre présence, votre énergie et la richesse de vos échanges ont fait de la Convention laïque 2025 un moment exceptionnel. Ce samedi 22 novembre, nous étions près de 500 – bénévoles, militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, collaboratrices et collaborateurs – au Delta à Namur pour débattre, proposer, confronter les idées et tracer ensemble nos orientations pour les trois prochaines années : résister, proposer, (se) renforcer.
Retrouvez dès à présent l’after movie de cette journée importante pour notre mouvement.
Pour prolonger cette dynamique collective, nous vous invitons à (re)visiter le site de la Convention: convention2025.laicite.be. Vous y trouverez notamment:
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Deux rendez-vous télévisés à ne pas manquer:
La Convention laïque 2025 ne marque pas un point final. Elle ouvre un cycle. Celui de trois années de travail, d’actions, de propositions et d’engagement partagé.
Ensemble, nous faisons vivre une laïcité libre, juste et solidaire.
Réuni en Convention ce samedi 22 novembre au Delta à Namur, le mouvement laïque se choisit ses grandes orientations de travail pour les trois années à venir.
Près de 500 participantes et participants issus de toutes les composantes du mouvement laïque – bénévoles, militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, collaboratrices et collaborateurs – se sont réunis le samedi 22 novembre au Delta, à Namur. Tous étaient là pour un moment rare, et donc précieux: clôturer une année de réflexion sur le thème de la sécularisation et discuter collectivement des grandes orientations de travail du mouvement laïque pour les trois prochaines années.
Organisée tous les trois ans, la Convention est un temps fort de la vie démocratique du mouvement laïque. Elle permet de confronter des idées, de faire dialoguer les expériences du terrain, de poser nos inquiétudes mais aussi nos ambitions. C’est un exercice d’éducation permanente: partager, débattre, construire.

La journée s’est ouverte sur les mots d’accueil du gouverneur de la Province de Namur, Denis Mathen, puis sur l’intervention du secrétaire général du Centre d’Action Laïque, Benoît Van der Meerschen. Il a rappelé le contexte global: « La sécularisation est une facette d’un monde à la dérive. (..) Quiconque aujourd’hui ouvre son journal se rendra vite compte que s’additionnent sans cesse des faits qui attestent que le religieux opère un retour en force et qu’il est, plus que jamais, mêlé au politique. » Une situation qui nous préoccupe et qui mérite d’être analysée globalement car, derrière ce retour du religieux, c’est un recul des droits et des libertés qui s’annonce.
Là était le point de départ de cette Convention: questionner la modernité des religions au regard de ce qui nous paraît comme la boussole fondamentale: les droits et libertés fondamentales. Ce questionnement n’a bien entendu aucune vocation anti-religieuse. Le mouvement laïque défend fermement la liberté de conscience qui inclut la liberté de croire, de ne pas croire ou de changer de conviction. Mais simplement, nul ne doit se voir imposer une loi autre que la loi civile décidée démocratiquement. En effet, orienter l’évolution de notre société en fonction de dogmes tirés d’une conviction particulière met à mal l’universalisme des droits et des libertés.

Dans ce cadre, trois thématiques avaient été identifiées comme prioritaires par les membres du mouvement laïque: l’extrême droite, l’enseignement et la protection de la jeunesse, et les libertés d’expression, académique et artistique. Ces thématiques ont été explorées et débattues en amont de la Convention, lors de quantités de débats et d’activités, ouverts à tous, organisés par les régionales et les associations du Centre d’Action Laïque.
Ces trois thèmes ont fait l’objet de conférences participatives le matin de la Convention, suivies d’une table ronde, avec les éclairages d’experts et d’acteurs de terrain:
Ensemble, participants et experts ont posé des diagnostics, fourni des analyses, identifié des risques mais aussi des opportunités: renforcer les contre-pouvoirs, lutter contre la fragmentation communautaire, et faire vivre la laïcité comme projet d’émancipation.
Notre définition de la laïcité contient en effet tous les éléments de réponse à ce qui nous préoccupe: État de droit, impartialité du pouvoir civil dégagé de toute ingérence religieuse, libre-examen, diffusion des savoirs, émancipation…
C’est sur base de ces constats qu’ont été proposées les trois grandes orientations de travail pour les trois années à venir: résister, proposer, (se) renforcer.
Ou plus exactement, poursuivre la résistance. Plus que jamais ces temps nous obligent. Songeons aux visites domiciliaires, aux attaques contre la liberté d’association, au sort réservé à l’enseignement officiel, aux piétinement nombreux de l’État de droit, à la politique migratoire qui criminalise les migrants, à la politique sociale qui désigne l’allocataire social comme fraudeur compulsif…
Le mouvement laïque s’honore de défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité qui sont les siennes.
Critiquer, dénoncer, rappeler des balises et des principes ne peut suffire. Il nous faut aussi proposer. Nous avons un devoir d’optimisme. Il nous faut opposer une vision positive face à la morosité ambiante et rendre palpable que vivre autrement est possible, pour une société plus libre, plus juste, plus solidaire. Le mouvement choisit d’y consacrer trois ans de travail pour construire ensemble le monde d’après laïque. Afin d’adopter des stratégies pertinentes, il faut prendre collectivement le temps de (re)définir notre idéal.

Les défis auxquels le mouvement fait face imposent aussi de renforcer la capacité du mouvement à agir collectivement, en mouvement. Nous devons mieux dire ce que nous sommes et assurer une toujours plus grande cohérence de nos actions.
À l’issue de la journée, ces trois orientations – résister, proposer, (se) renforcer – ont été soumises au vote. L’assemblée a validé l’entièreté des propositions.

Enfin, avant de laisser place aux rencontres et discussions informelles autour du traditionnel verre de l’amitié, Véronique De Keyser, présidente du Centre d’Action Laïque, a conclu la journée, en appellant, elle-aussi, le mouvement à résister : « Aujourd’hui, alors que la haine explose sur les réseaux sociaux et dans la rue (…), revenir à la vérité, à la raison, à la chaleur et la fraternité humaines, est plus qu’une question morale ou philosophique. C’est une question de survie. Car dans cette compétition folle voulue par l’extrême droite, ne survivraient que les plus forts, terrés dans la profondeur des océans, ou sur une planète lointaine. Tous les autres disparaitraient ou deviendraient invisibles. C’est un des futurs possibles. Mais ce ne sera pas le nôtre. Pour cela, il suffit de dire NON. Alors nous disons non à ce monde déshumanisé. (…) Redonnons-nous du temps, de l’humour et de l’audace, de la fraternité. Marchons à contretemps, et nous aurons en prime, la liberté. »
La Convention laïque 2025 ne marque pas un point final. Elle ouvre un cycle. Celui de trois années de travail, d’actions, de propositions et d’engagement partagé.
… la « Librairie du siècle », une librairie éphémère pour découvrir une sélection de publications du mouvement laïque, reflet des idées et des débats qui font vivre notre société.
… un atelier jeux, pour (re)découvrir des jeux développés par le mouvement laïque, qui abordent entre autres la citoyenneté ou les inégalités sociales et qui ouvrent des espaces de réflexion et de débat.
… le photomaton des Territoires de la Mémoire, car l’extrême droite, c’est toujours non, en fait.
… des moments de rencontres et d’échanges au stand de l’assistance morale laïque, avec celles et ceux qui la pratiquent au quotidien.
… des rires et de l’(auto)dérision avec le spectacle d’impro du collectif Ébulltion, inspiré de tous les grands (et moins grands) moments de cette Convention.
… et pour terminer en beauté, de la musique avec le spectacle « Thélonious Mons, sculpteur de silence » d’Éric D’Agostino.

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