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IVG : le CD&V fait un compromis avec lui-même

Date de publication : lun 8 Juin 2026

Le Centre d’Action Laïque a pris connaissance de la position du CD&V exprimée par la Ministre de la Justice dans la presse concernant l’interruption volontaire de grossesse.

Pour le Centre d’Action Laïque, ces propos confirment l’opposition du CD&V à une réelle modernisation de la législation belge. Une réforme sérieuse avait pourtant été recommandée sous le précédent gouvernement par un groupe d’experts académiques issus de toutes les universités du pays disposant d’une faculté de médecine. Parmi les recommandations figuraient notamment une extension du délai pour avorter de 12 à 18 semaines, la suppression du délai de réflexion de 6 jours et la dépénalisation pour les femmes ayant recours à l’IVG.

Le CD&V, prétendant proposer un compromis entre progressistes et conservateurs, réaffirme en réalité sa position : 14 semaines maximum et une réduction plutôt qu’une suppression du délai de réflexion. 

Le CD&V fait donc un compromis avec lui -même qui s’apparente à nouveau à une braderie des droits de femmes faisant fi du consensus scientifique auquel étaient parvenu les experts.

Le Centre d’Action Laïque demande aux autres partis de la majorité fédéral de ne pas tomber dans ce piège et réitère son exigence de voir a minima l’évidence scientifique traduite dans notre législation : 18 semaines, suppression du délai de réflexion, légalisation plutôt que dépénalisation…

De plus, le Centre d’Action Laïque redit son incompréhension de voir un sujet de santé fondamental cadenassé dans des logiques de majorité gouvernementale. Au contraire, ce droit fondamental qu’est l’interruption volontaire doit bénéficier de la liberté de vote des parlementaires. C’est sans doute cela qui gêne le CD&V qui ne peut ignorer qu’une majorité parlementaire existe en faveur des recommandations des experts.

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